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PARCS et JARDINS


  • Jardin de L'Evêché
    Jardin de l'Evêché
    UN JARDIN REMARQUABLE
  • Jardin de L'Evêché
    Jardin de l'Evêché
    UN JARDIN REMARQUABLE
L'Evêché à Castres
Ce jardin "à la française" a été dessiné par André Le Nôtre dans la pure tradition du classicisme français du 17ème siècle.
Véritable vitrine de la ville, il est un passage incontournable pour tout visiteur. Ce havre de verdure, cadeau précieux de l'histoire, est un lieu de vie très apprécié des Castrais.
Son emprise, sa composition d'ensemble et le dessin de ses broderies ont traversé trois siècles sans avoir été fondamentalement modifiés.


Les parterres de broderies
Les parterres de broderies de buis tirent leur nom de leurs motifs inspirés des travaux des dames de la cour du 17ème siècle. Ce dessin est inchangé depuis la création du jardin.
Il représente de manière très stylisée la fleur de lys surmontée d'un chapeau d'évêque, réunis par une croix occitane. Ces symboles peuvent évoquer l'association du pouvoir royal et du pouvoir épiscopal en pays occitan, notamment à Castres.
Ces broderies sont ceinturées par un massif fleuri ponctué de topiaires d'ifs vénérables taillés en des formes très diverses.


Les parterres à l'anglaise
Il s'agit de parterres comportant une pièce de gazon au centre ceinturée de massifs fleuris. Ces massifs sont actuellement plantés de vivaces et de petits arbustes.
Une collection de sauges complète ces massifs à la belle saison.


Un jardin de perspectives
La richesse de ce jardin vient aussi de ses jeux de perspectives multiples.
Son plan est trapézoïdal, légèrement décalé vers l'ouest pour prolonger l'axe nord-sud. Ce décalage de l'axe principal est compensé par les deux alignements de tilleuls recadrant la vue latéralement à l'est et à l'ouest du jardin.
Le bassin se situe plus près de l'extrémité du jardin que de la façade du palais épiscopal.
Les parterres sont de largeurs inégales, plus étroits de près de 2 m aux abords du palais qu'en bout des parterres à l'anglaise. Cette disproportion provoque un effet visuel de "perspective ralentie" depuis le perron. Le spectateur a alors l'illusion que le bassin est au centre du jardin.
Le regard est subtilement dirigé par l'agencement des massifs : l'oeil est d'abord attiré par les broderies puis vers le bassin.
De ce point, le regard glisse vers le bosquet de marronniers puis rebondit vers la Montagne Noire et l'horizon.


  • Jardin du Mail
    Jardin du Mail
    QU'Y AVAIT-IL À LA PLACE DU JARDIN AU XIXe ?
  • Jardin du Mail
    Jardin du Mail
    QU'Y AVAIT-IL À LA PLACE DU JARDIN AU XIXe ?
 
LE JARDIN DU MAIL
Qu'y avait-il à la place du jardin au XIXe siècle ?

Jardin du Mail
LE JEU DU MAIL

Le jardin est disposé en triangle, bordé par la gare routière et la place de l'Obélisque. Il vient remplacer, en 1897, le tapis du jeu de Mail.

Le Mail est l'ancêtre du croquet et du golf. Presque toutes les villes possédaient un terrain. Ce jeu consiste à chasser une boule en buis en lui faisant toucher divers buts, en un minimum de coups. Le Mail sera transposé en jeu d'intérieur par la création du billard. Le Mail désignera ensuite « L'allée plantée où l'on joue au Mail », puis « Une promenade publique bordée d'arbres ».

Malgré quelques modifications, la trame originelle du parc de la fin du XIXe siècle est toujours lisible : un jeu de bassins, une île artificielle et une fontaine placés au centre d'allées de circulation bordées de bancs publics.
Les arbres les plus anciens du jardin, en particulier, quelques chênes et un des orangers des osages sont vraisemblablement contemporains de la fin du XIXe siècle. On compte dans le jardin plus de 50 essences différentes dont plusieurs sujets d'espèces assez rares.


UN JARDIN « DE STYLE ANGLAIS »

Dès le milieu du XVIIIe siècle, dans une Angleterre en pleine pré-industrialisation, le jardin irrégulier devient une réaction assumée à la rigidité des usines. Le jardin de style anglais, avec ses formes irrégulières, est souvent opposé au « jardin à la française », dont il prend le contre-pied. Loin du système géométrique des jardins classiques, conçus par des architectes, il met en valeur à travers les points de vue un élément naturel remarquable : arbre rare au feuillage coloré, tronc torturé, pelouse, ruisseau, étang, prairie ou même éboulis et précipice.

La composition répond aux règles du tableau. On recherche l'équilibre des volumes, la variété et l'accord des coloris et des matières végétales.

L'organisation du jardin de style anglais, en une succession de points de vue, pousse les concepteurs à exploiter plutôt qu'à corriger les accidents du site. Les reliefs deviennent ainsi des belvédères, les effondrements des grottes.


  • Jardin Frascaty
    Jardin Frascaty
    QUE SIGNIFIE LE NOM DE CE JARDIN ?
  • Jardin Frascaty
    Jardin Frascaty
    QUE SIGNIFIE LE NOM DE CE JARDIN ?
 
LE JARDIN FRASCATY
Que signifie le nom de ce jardin ?

Le jardin Frascaty, à Castres
HISTORIQUE DU JARDIN
En 1715, Monsieur Gauthier DE BOISSET, receveur de grenier à sel, fait construire l'hôtel Frascaty. Après 1760, l'hôtel Beaudecourt est érigé non loin. Les fossés des fortifications sont comblés et, sur leur emplacement, on trace l'actuel boulevard des Lices. Dans un triangle formé par le front de l'hôtel Frascaty, la ligne du jardin de l'hôtel Beaudecourt et la portion du boulevard située entre la Tolosane et la Porte Neuve, on plante un bosquet d'une centaine d'ormeaux.

Ce lieu est d'abord nommé : «Les Ormeaux de la Porte Neuve». En 1865, un projet de jardin public est destiné à le remplacer. Diverses essences d'arbres sont plantées, la pièce d'eau est construite puis le jardin est entouré d'une grille, aujourd'hui disparue. Ce square prend le nom de Frascaty, car inspiré des jardins de cette ville située dans les environs de Rome.


L'HÔTEL BEAUDECOURT
Du nom d'une très vieille famille de banquiers et marchands castrais, l'hôtel fut construit après 1760. Vendu en 1804, plusieurs propriétaires se succédèrent avant qu'il ne devienne, pour un temps, le siège de la sous-préfecture. Le Ministère de la Guerre l'acquiert en 1874 pour abriter les bureaux de l'école d'artillerie de Castres et la demeure du Général.
De 1942 à 1944, l'hôtel est occupé par les Allemands. Il sert aujourd'hui de cercle et mess de garnison.
Les alentours ont été dégagés avec la suppression du mur et de la voie du petit train (qui a fonctionné de 1905 à 1962), devenue une rue pour automobiles séparant ainsi davantage les jardins de Beaudecourt et Frascaty.


  • Parc Briguiboul
    Parc Briguiboul
    QUI ÉTAIT MARCEL BRIGUIBOUL ?
  • Parc Briguiboul
    Parc Briguiboul
    QUI ÉTAIT MARCEL BRIGUIBOUL ?
 
LE PARC BRIGUIBOUL
Qui était Marcel Briguiboul ?

Le parc Briguiboul, et l'école des Beaux-Arts de Castres
UN JARDIN D'AGRÉMENT
Le parc Briguiboul est un jardin d'agrément (enclos attenant à une demeure de particuliers) aux allées irrégulières. Apanage des classes aisées du XIXe siècle, le jardin d'agrément se cultive pour le plaisir et la recherche esthétique. Des ambiances sont créées à partir d'un choix de végétation, matériaux , mobiliers, à l'image de celui d'Albert KAHN à Boulogne-Billancourt.

Le parc Briguiboul s'organise autour d'un bosquet de deux cèdres majestueux situé devant l'escalier. Les cèdres font partie de l'inventaire des « Arbres Remarquables des paysages tarnais », et dateraient des campagnes napoléoniennes.



MARCEL BRIGUIBOUL
Né de riches bourgeois castrais, Marcel BRIGUIBOUL s'initie à la peinture à Barcelone et se forme à Paris où il rencontre J.P. LAURENS, RENOIR, MONET. Peintre et collectionneur, ébloui par les grands maîtres espagnols, il acquiert à Madrid, le 7 mai 1881, de nombreuses œuvres de qualité dont celles de GOYA : «l'Autoportrait aux lunettes», «le Portrait de Francisco DEL MAZO», une série de gravures, «Les Caprices» et «La Junte des Philippines», un chef d'œuvre incomparable.

Par décisions successives du peintre Marcel BRIGUIBOUL puis de son fils unique et de sa veuve, la ville de Castres hérite de leur villa datée de 1902. Toute l'œuvre de BRIGUIBOUL fait également partie du legs et, notamment, les trois peintures de GOYA qui deviennent, avec nombre d'œuvres prestigieuses, le point initial de la collection d'art hispanique du musée de Castres.

De 1929 à 1951, la villa léguée devient un musée consacré à l'œuvre de Marcel BRIGUIBOUL. Ses tableaux se trouvent désormais au musée GOYA.


  • Parc de Gourjade
    Parc de Gourjade
    À QUOI SERVAIT LE MOULIN À GOURJADE?
  • Parc de Gourjade
    Parc de Gourjade
    À QUOI SERVAIT LE MOULIN À GOURJADE?
 
LE PARC DE GOURJADE
A quoi servait le moulin à Gourjade?

Le parc de Gourjade, à Castres
UN DOMAINE AGRICOLE
Acquis par la ville en 1977 auprès de la famille DE BOISSEZON, ce parc de 53 hectares se situe sur un site occupé depuis l'époque néolithique.
Le domaine, ayant été exploité pour l'agriculture et l'élevage, comprend une maison de maître datant en grande partie du XIXe siècle et des bâtiments agricoles.
Les bâtiments de la métairie et le moulin datent du XVIIIe siècle. Une chapelle, un lavoir, une grotte en pierres meulières, une fontaine et un bassin ornent le parc environnant.
La maison de maître est caractéristique de l'architecture bourgeoise rurale du XIXe siècle. Accrochée à la façade de la maison, l'échauguette est un témoin architectural de la bâtisse originale.
En 1834, un moulin est venu utiliser le dénivelé de l'Agout par un canal souterrain. Une pompe alimentait des canaux pour irriguer les prairies. La force motrice de la chute servait à battre le blé et moudre le grain. Vers 1890, l'ensablement de l'Agout a rendu inutilisable cette installation.
D'aspect «néo-gothique», des chapiteaux et des colonnes ornent le moulin. Ils proviennent de la maison des templiers datée du XIIe siècle. Certains qualifient le style de « troubadour » en observant notamment les menuiseries, les ferronneries et la pierre, finement travaillées.


DES JARDINS DANS LA VILLE

Le «patrimoine vert» prend de l'importance depuis la fin du XXe siècle.
L'omniprésence de l'automobile dans la seconde partie du siècle a bouleversé l'organisation de la ville. Une politique active de transports en commun et d'amélioration du cadre de vie tente de renverser la tendance, notamment, en revalorisant les espaces verts dans les villes.
De nombreux aménagements sont effectués afin que les parcs et jardins deviennent des espaces publics à vocation ludique, sportive et culturelle.