Qualité Tourisme
 
Accueil > Découvrir > Passionnément Culture > Musée JAURES
 
Musée Jaurès à Castres


«Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire»

(extrait du dernier article écrit par Jean Jaurès, dans l’Humanité, le 31 juillet 1914).

Créé en 1959 à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Jaurès à Castres, le musée est devenu centre national en 1988.
Implanté au cœur de la ville, le Centre national et Musée Jean Jaurès a pour vocation de présenter la vie et l’œuvre du tribun. Grâce à un parcours muséographique et des expositions, il présente les idées et thèmes fondamentaux de la pensée politique des XIXe et XXe siècles.

Riche d’un fonds constitué de nombreux documents manuscrits, imprimés, ouvrages, le Centre national et Musée Jean Jaurès possède également d’importantes collections de caricatures, lithographies, dessins, articles de presse, œuvres d’art et objets divers de la IIIe République et de la vie politique en général (œuvres de Léandre, Steinlen, Eloy-Vincent, Noël Dorville, Jean Veber…), accessibles aux chercheurs, étudiants, historiens et à toutes personnes intéressées.

Le CNMJJ propose en outre à la location une salle de conférences sonorisée et équipée pour la projection. (Capacité : 48 places).

Le musée Jaurès à Castres

Né à Castres le 3 septembre 1859, brillant élève, normalien d’exception, Jean Jaurès débute sa carrière comme professeur de philosophie.
Ecrivain et journaliste, il se lance très tôt dans la politique pour devenir, à vingt-six ans, le plus jeune député de France !
Préoccupé par les questions économiques et sociales de son temps, Jean Jaurès intervient en 1892 lors de la grande grève des mineurs de Carmaux dont il prend la défense.
Dès lors, il devient le porte-parole de la classe ouvrière toute entière en mettant son éloquence et sa plume au service des avancées sociales (liberté syndicale, création des caisses de retraite…).

A la suite de la publication du fameux J'accuse de Zola en 1898, Jaurès prend la défense du capitaine Dreyfus, considérant qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire individuelle, mais de la souffrance d’un homme accusé à tort et de ses conséquences politiques.
En 1904, il fonde le quotidien L’Humanité, ce qui lui permet d’écrire en toute liberté. En 1905, à l’issue de longs débats, il parvient à unifier les divers courants socialistes sous la bannière de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière).
Partisan convaincu de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, Jaurès est également l’un des premiers à mettre en cause la politique coloniale de la France.
Pacifiste par conviction, il s’attache jusqu’à sa fin tragique à sensibiliser l’opinion sur les conséquences de la guerre imminente.

Le 31 juillet 1914 il est assassiné à Paris au Café du Croissant et devient pour beaucoup le premier mort de la Grande Guerre.