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LES HOTELS DU XVIIe


  • Hôtel LEROY
    Hôtel Jean LEROY
    Que signifie l'inscription latine sur la porte «Coelum non solum» ?
  • Hôtel LEROY
    Hôtel Jean LEROY
    Que signifie l'inscription latine sur la porte «Coelum non solum» ?
 
Hôtel Jean LEROY
Que signifie l'inscription sur la porte d'entrée «Coelum non solum» ?

Détail de la façade de l'Hôtel Leroy à Castres
L 'emblème du pouvoir
Lorsque Castres devint le siège de la Chambre de l'Édit en 1595, elle attira de nombreuses personnalités nommées par le Roi ou représentant tel parti. Leur autorité se devait d'être incontestée et leur demeure devait être représentative de ce pouvoir.

Édifié au début du XVIIe siècle, cet hôtel frappe par sa tourelle d'angle en encorbellement et à cul-de-lampe fait en briques, et dont les fenêtres à meneaux ont un encadrement en pierre. Cet appareillage de briques et pierres montre à la fois l'inspiration de l'architecture toulousaine et du XVIIe siècle.

Une devise à double sens
L'hôtel conserve sur la rue une porte à fronton à rouleaux encadrant une devise caractéristique de cette période. Cette inscription latine, au-dessus de la porte d'entrée de l'hôtel Jean Leroy, a deux traductions possibles. L'une édifiante : «Le ciel et non la terre». L'autre, plus libertine, au sens du XVIIe siècle «Pas seulement le ciel».


  • Hôtel de Nayrac
    Hôtel Jean Oulès dit de NAYRAC
    De quelle architecture s'inspire cet hôtel ?
  • Hôtel de Nayrac
    Hôtel Jean Oulès dit de NAYRAC
    De quelle architecture s'inspire cet hôtel ?
 
Hôtel Jean Oulès dit de NAYRAC
De quelle architecture s'inspire cet hôtel ?

Détail de la façade de l'Hôtel dit de Nayrac à Castres
Sous Henri IV, l'installation du Tribunal de la Chambre de l'Édit et l'arrivée de nombreux magistrats ainsi que le développement économique de cette époque permirent la construction de quelques-uns des édifices majeurs de la ville.
 
L'hôtel Oulès
C'est le sieur Oulès, déjà propriétaire d'une très belle maison à l'angle des rues Sabaterie et Camille-Rabaud, qui décida d'acquérir trois lots mitoyens de maisons qui s'élevaient sur la rue droite (Frédéric-Thomas) vers 1635.

Le dessin, les proportions et l'emplacement des baies à croisillons de la porte d'honneur et la tourelle à encorbellement rythment harmonieusement la façade des trois ailes. Les percements sont encadrés de pierre et de tableaux en brique apparente. L'oculus du portail est utilisé comme point de fuite. L'aile des appartements se situe dans la partie sud qui se trouvait sur une rue étroite. Une cour intérieure avec un petit puits privé a réussi à s'y loger.

L'hôtel, dit aujourd'hui de Nayrac, nom de ses propriétaires du siècle suivant, est donc traité suivant un style très dépouillé, plus issu de l'influence de l'architecture Louis XIII, dans l'esprit de l'architecture toulousaine (ou albigeoise) en alliant très largement brique et pierre.

La partie sud constituait l’aile des appartements avec une cour intérieure et un puits alors que dans la partie nord se trouvait la boutique.

Une activité marchande
Les grandes arcades, aujourd'hui aveugles sur la rue, évoquent sans doute la volonté de l'établissement de boutiques en relation avec les activités marchandes du commanditaire de l'hôtel dont les prétentions nobiliaires s'affichent dans la haute tour à galerie.

Ainsi les boutiques du sieur Oulès trouvèrent leur emplacement dans la partie nord face à la rue Borrel. Afin de souligner l'importance accordée par son propriétaire à l'enseigne des deux arcades qui s'ouvrent sur l'échoppe, une avancée du corps de bâtiment en encorbellement sur la rue au-dessus est prétexte à une belle élévation richement décorée.


  • Hôtel de Viviès
    Hôtel de VIVIES
    Pourquoi la porte d'entrée n'est-elle pas en face du portail principal ?
  • Hôtel de Viviès
    Hôtel de VIVIES
    Pourquoi la porte d'entrée n'est-elle pas en face du portail principal ?
 
Hôtel de VIVIES
Pourquoi la porte d'entrée n'est-elle pas en face du portail principal ?

Détail de la façade de l'Hôtel de Viviès, en centre ville de Castres
Le plus bel hôtel particulier de Castres au XVIe siècle
L'hôtel de Viviès a été construit par Monseigneur de Rozel, avocat à la Chambre de l'Édit.
La construction classique de l'hôtel s'ordonne autour de la cour d'entrée ouverte sur la rue par un grand portail. Ce premier élément affiche le rang du propriétaire. Il est surmonté par un panneau sculpté qui portait les armes de la famille.
En entrant, le visiteur était accueilli par une croisée centrale (la fenêtre d'accueil) ouvrant sur un balcon à balustre. La porte d'entrée de l'hôtel, décalée dans l'angle à gauche, est précédée par un perron : la cour se devait de ménager la plus grande disponibilité aux cavaliers et véhicules hippomobiles.

L'escalier, noyau de l'édifice
Un très bel escalier droit dessert tous les étages et se retrouve au centre de l'édifice. Chaque porte est finement soulignée par des moulures discrètes. Cette cage d'escalier est une véritable tour carrée sur laquelle viennent se harper perpendiculairement les ailes.

Ce principe a permis qu'une loggia soit aménagée dans le dernier étage ; elle fut remaniée ultérieurement mais a gardé sa précieuse balustrade à galerie ouverte.

Un escalier aménagé dans un angle conduit au dernier niveau où se trouve une petite salle des gardes qui rappelle que l'édifice doit être défendu en cas de troubles publics.

Une tourelle à encorbellement, traitée en briques dans le style de la Renaissance dit Toulousaine, protège le petit escalier et donne à la façade du midi une allure particulière. Les façades sont ajourées de baies à croisillons dont les pilastres latéraux sont terminés par un chapiteau.


  • Hôtel de Poncet
    L’Hôtel de PONCET
    Comment se nomment les sculptures qui supportent la corniche ?
  • Hôtel de Poncet
    L’Hôtel de PONCET
    Comment se nomment les sculptures qui supportent la corniche ?
 
L’Hôtel de PONCET
Comment se nomment les sculptures qui supportent la corniche ?

Détail d'une sculpture de la façade de l'hôtel de Poncet, à Castres
L’Hôtel de PONCET
Bâti au XVIIe siècle, cet hôtel a appartenu au grand-père maternel du Maréchal Jean-Louis de Ligonnier. Né à Castres en 1680, ce dernier s'expatrie en 1697 à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Il mène toute sa carrière dans l'armée anglaise et termine Feld-maréchal. Il meurt en 1770, comblé d'honneurs, aux côtés des rois et hommes célèbres d'Angleterre.


Un hôtel Renaissance
La façade n'est qu'une partie de l'hôtel originel : on retrouve certains éléments décoratifs tels que génoise et œil-de-bœuf ainsi qu'un bel encadrement de porte du même style sur le bâtiment voisin.

Une cariatide (statue servant à supporter une corniche) à chaque extrémité porte une loggia Renaissance, ornementée de quatre colonnes de style ionique.

A l'intersection des deux façades se trouve une gargouille marquée par le temps.

A l'intérieur, un escalier doté d'une rampe en fer forgé conduit à l'étage où l'on distingue des médaillons en trompe-l'œil imitant le marbre qui contenaient, autrefois, les portraits de famille.

L'escalier et la loggia sont supportés par une coquille en trompe. Cette façade ouverte se compose de quatre colonnes de style ionique surmontant une balustrade. Des cariatides supportent verticalement une terrasse à balustrade.